L'Arctique

Des terres de glace...

 Dans les zones arctiques, iil fait si froid que la mer se fige et forme la banquise. Autour du pôle, ce radeau de mer gelée persiste toute l'année ; plus au sud, il fond au printemps, s'éparpillant en de très nombreuses plaques, les icebergs, pour se reconstituer à l'automne.

Le plancton
C'est un ensemble de minuscules organismes dérivant dans l'eau des océans. On distingue le phytoplancton, constitué de végétaux microscopiques qui captent l'énergie des rayons du soleil et la transforme,t en aliments, et le zooplancton qui regroupe les petits crustacés, les méduses, les larves d'étoiles de mer et d'oursins, et les oeufs de poissons.

Phytoplancton

Des acrobates sous-marins

A languis sur des blocs de glace sous le soleil polaire, ou s'ébattant allègrement dans les eaux gelées riches en nourriture, les phoques et les morses sont les "squatteurs" de la banquise. Patauds à terre, ils se révèlent des virtuoses de la nage et des champions de plongée !

Bataille de dents
Les morses mâles ont une curieuse façon de se défier : ils se montrent leurs canines ! Celui qui possède les plus longues est déclaré vainqueur... et le perdant s'en va alors sans faire d'histoires. Si leurs défenses, aiguisées comme des poignards sont identiques, les mâles s'affrontent, essayant de se les planter dans le corps...

Morse mâle

Heureux... comme un phoque dans l'eau !
Pour nager, le phoque ondule la partie arrière de son corps et se propulse avec ses deux nageoires postérieures ; celles de devant servent juste de gouvernail. Avant de plonger, parfois jusqu'à 90 mètres, il vide l'air de ses poumons pour descendre le plus vite possible. Il reste environ 20 minutes sous l'eau sans respirer (plus d'une heure pour le phoque de Weddell, en Antarctique !), car son sang fixe trois fois plus d'oxygène que celui de l'homme et son coeur bat plus lentement, ce qui lui permet d'économiser l'oxygène.

Phoque du Groënland

Le géant de la banquise

Animal solitaire, l'ours règne sur le Grand Nord, à environ 1 000 kilomètres du pôle, près des côtes. Là, il est chez lui ! Il vagabonde sur des distances considérables, se roule dans la neige avec volupté, ou se repose, dos au blizzard, protégé du froid par son épaisse fourrure.

Protéger les ours
Depuis vingt ans, le réchauffement climatique met en danger la population des 1 200 ours blancs de la baie d'Hudson, au nord du Canada. La banquise se forme avec  un mois de retard, les empêchant de chasser le phoque. Épuisés et affamés, ils se rapprochent des habitations et s'attaquent aux poubelles. 

Ours polaire

Comme un poisson !
La tête de l'ours, petite et pointue, a une forme idéale pour fendre l'eau. Il se sert de ses membres postérieures, serrés l'un contre l'autre, comme d'un gouvernail. Les doigts de ses pattes avant, en partie palmés et couverts de poils, forment une palette efficace pour la propulsion. Sa fourrure épaisse lui permet de flotter pendant des heures et même de dormir dans l'eau. On a repéré des ursidés à plus de 100 kilomètres des côtes !

Ours, grand nageur

Vaincre le froid

Afin de supporter les terribles conditions climatiques et de survivre dans des terres aussi hostiles, les animaux sont armés pour lutter contre le froid et la famine. Les plus rusés - baleines, rennes, loups et oiseaux - migrent vers le sud, tandis que les autres passent l'hiver à dormir !

Froid, moi ? Jamais...
Le tardigrade, une des plus vieilles créatures terrestres, ressemble à un ours miniatures de 1 millimètre, dont le corps serait protégé par une cuticule. Il possède un cerveau, des yeux rouges ou noirs, huit pattes rétractables pourvues de griffes. Certains peuvent se dessécher pour supporter les températures les plus basses, jusqu'à - 273°C et cet état peut durer des siècles... Remis dans l'eau, l'animal reprend vie 30 minutes plus tard !

Le tardigrade

Chut... il dort
Le souslik de Parry, un cousin de la marmotte habitant l'Alaska, dort huit longs mois puisqu'il s'endort en automne et se réveil au printemps : c'est la plus longue hibernation connue.

Le souslik de Parry

Des nuées d'oiseaux

Pendant les trois mois de l'été arctique, les plantes fleurissent, l'eau est abondante dans les rivières et les étangs sont gorgés de plancton d'eau douce qui attire des myriades d'insectes. La toundra se peuple alors de nombreux oiseaux nicheurs... Un vrai paradis !

Petit mais costaud
En Sibérie vit le plus petit des échassiers : le bécasseau-minute. A peine 13 cemtimètres de haut pour 25 grammes ! Son nom, il le doit à sa rapidité à nicher, à se reproduire et à élever ses petits. A la fin de l'été, il repart pour un très long voyage : 20 000 kilomètres pour atteindre l'Afrique.

Bécasseau-minute

Une voix de ténor !
Le plongeon arctique habite près des lacs profonds. Chaque couple occupe un territoire que le mâle défend en poussant un kououik-koukouik audible à 6 kilomètres de distance.

Le plongeon arctique

Dans la toundra arctique

Plus on s'éloigne du pôle, plus les températures s'adoucissent. L'été est toutefois trop court pour permettre aux arbres de pousser. Seuls mousses, lichens, herbes, joncs et buissons arrivent à s'épanouir et alimentent une foule de rongeurs qui, à leur tour, régalent les carnivores...

Au poil ou à l'odeur ?
Dans la langue des Esquimaux, le boeuf musqué s'appel ummimaq, "le barbu", à cause de ses longs poils. Dans notre langue, il tire son nom de la substance à l'odeur très forte, le musc, que le mâle produit à la saison des amours.

Boeuf musqué

Loup, qui es-tu ?

Dans les contes, le loup est décrit comme un monstre sanguinaire, idiot et peu évolué. Cette crainte du loup a été largement entretenue par l'homme. En réalité, c'est lui qui a peur de nous et il préfère fuir plutôt que nous attaquer. Véritable père peinard, il mène une vie de famille tranquille et organisée, très loin de sa supposée stupidité !

Un langage par geste
On peut connaître l'état d'esprit du loup, en observant sa tête et sa queue. Le loup dominant, chef de la meute, se tient droit, queue haute, et hérisse les poils de son coup. Il défend sa meute et lance un wuff puissant à l'approche d'un ennemi.

Un langage par geste

Un loup africain
Le loup d'Ethiopie vit au nord de l'Ethiopie à plus de 3 000 mètres d'altitude. Il en reste moins de cinq cents et il aura peut-être disparu dans une dizaine d'années, victime des hommes et de leurs chiens. Contrairement au loup gris d'Europe, il chasse en solitaire rongeurs, damans et lièvres.

Loup d'Ethiopie

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